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J’ai lu cette semaine plusieurs articles suggérant que la France ne doit pas poser de véto maintenant, et donc concéder l’ouverture des trois nouveaux chapitres de discussion.
Je suis en accord avec la plupart des points défendus par Nicolas
Sarkozy, et je pense que c’est sur cette question de l’attitude à adopter face à la Turquie que j’adhère le plus à ses idées. Sa position, défendue clairement durant la campagne et au moment du
débat, est limpide : à quoi bon faire perdre leur temps aux Turcs si l’on sait d’avance que l’on va dire non à leur entrée dans l’Europe ? A quoi bon leur demander de faire un effort
pour adhérer à nos critères – qui sont nos critères et non pas la définition absolue de ce qu’un « bon » pays doit être – pour ensuite leur fermer la porte ?
Indiquer clairement que la France ne souhaite pas voir entrer la Turquie dans l’Europe, et le faire maintenant, me paraît honnête et juste. Je reviendrai plus tard sur les raisons de mon opposition à l’entrée de ce pays dans l’Union Européenne ; elles sont nombreuses et pas uniquement géographiques.
Ce que je souhaite c’est l’affirmation d’une conviction, d’une méthode. Ce que je souhaite, c’est que la France, par la voix de son nouveau Président, soit en rupture avec les usages qui veulent qu’une décision difficile à prendre soit repoussée à plus tard.
J’espère donc que le Président Sarkozy s’opposera, dès juin si possible, mais au plus tard dans l’année, à l’ouverture des nouveaux chapitres, et aide à réorienter les discussions sur un autre type de collaboration.
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